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Lebel-sur-Quévillon: le maire Poirier voit grand pour son 2e mandat


Publié le 14 novembre 2017

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier.

©Photo TC Média – Archives/Dominic Chamberland

Alain Poirier voit grand pour sa ville en vue de son deuxième mandat à la mairie de Lebel-sur-Quévillon.

Réélu de justesse lors des élections municipales du 5 novembre avec 52% des voix (il a récolté 545 votes contre 504 pour son adversaire Denis Lemoyne), M. Poirier entendait se remettre au boulot rapidement.

Je souhaite voir notre population atteindre 5000 personnes un jour

Alain Poirier

«La première chose qu’on doit faire, c’est de s’asseoir avec les grandes entreprises telles Osisko, Nexolia et l’usine de pâtes (qui préparent d’importants projets à Lebel-sur-Quévillon) pour s’enligner. Nexolia est d’ailleurs en train de se mettre en branle; on peut être extrêmement confiant que ça va démarrer bientôt», affirme-t-il.

Le maire Poirier compte bien profiter de ces grands projets et des centaines d’emplois qu’ils vont engendrer pour faire augmenter la population de sa ville, qui compte environ 2200 âmes actuellement. «Le but est d’aller chercher ces gens-là pour qu’ils s’établissent à Lebel. C’est le gros travail à faire, signale-t-il.

«La beauté de la chose, c’est qu’il y aura des emplois. On va miser sur la qualité de vie dans notre milieu pour retenir ces travailleurs ici, ajoute M. Poirier. Notre population a déjà été de 4500 et je souhaite la voir remonter pour atteindre 5000 un jour. Avec un tel chiffre, ça devient plus facile pour le développement et la stabilité des entreprises», raconte-t-il.

«On est prêts!»

Alain Poirier assure que Lebel-sur-Quévillon sera en mesure d’accueillir, s’il y a lieu, tous ces nouveaux arrivants. «En services, notre ville est conçue pour une population de 7000 personnes, fait-il remarquer.

«Des terrains disponibles pour bâtir de nouvelles maisons et du logement, nous avons tout ça. On est prêts!», de lancer le maire en rappelant que si la future mine de la compagnie Osisko se trouvera à plus de 100 km de la ville, l’usine/concentrateur, qui va employer quelque 175 personnes, sera construite tout près de Lebel-sur-Quévillon.

«Si nos industries démarrent comme on l’anticipe, la situation financière de la ville va changer, avec les taxes municipales supplémentaires que ça rapportera», souligne M. Poirier.

Projets de parc et de piscine

Côté familial et communautaire, des projets de parc au centre de la ville et de piscine intérieure sont dans l’air depuis un bon moment à Lebel-sur-Quévillon.

«Le conseil municipal devra s’asseoir avec le comité de citoyens pour déterminer quelle forme va prendre le parc. La ville étant un gouvernement de proximité, il faut travailler avec les citoyens, mentionne Alain Poirier. Une fois les projets bien élaborés, viendra le moment de partir à la recherche des subventions.»

Les coudées franches

Bien que sa propre réélection ait été très serrée, Alain Poirier a les coudées franches au conseil municipal de Lebel-sur-Quévillon, son équipe ayant fait élire quatre conseillers, contre deux pour l’équipe de son adversaire Denis Lemoyne.

«Ça nous permet d’aller de l’avant, affirme M. Poirier. Oui, j’étais nerveux aux élections, considérant le résultat extrêmement serré. Les Quévillonnais avaient le choix entre revenir en arrière ou continuer dans une nouvelle voie.»

Le taux de participation a atteint 63% à Quévillon lors des élections (1049 électeurs sur 1676 ayant exercé leur droit de vote). «On a fait beaucoup de porte-à-porte, nous avons été très transparents concernant les hausses de taxes et les jeunes sont allés voter en grand nombre, ce qui a pu faire une différence», soutient le maire Poirier.

Avec Gérald Lemoyne

Alain Poirier dit n’entrevoir aucun problème à travailler avec l’ancien maire de longue date Gérald Lemoyne, membre de l’équipe adverse aux élections, qui s’est fait réélire au poste de conseiller. «Ça ne m’inquiète pas. Nous allons accueillir M. Lemoyne au conseil et on va tous travailler ensemble pour le développement de notre ville», assure-t-il.