Sections

Des étudiants du Cégep débattent du travail du sexe à l’Assemblée nationale


Publié le 10 janvier 2018

Sur la photo, dans l’ordre habituel: Ian Marcotte, Carol-Anne Roy, Rosalie Letho, Jordan Mayer et Maxime Aumond.

©Collection Assemblée nationale – Photographe Roch Théroux

Des cégépiens des campus de Rouyn-Noranda et de Val-d’Or sont à l’Assemblée nationale pour discuter de travail du sexe et d’autres enjeux, dans le cadre du Forum étudiant, qui se tient du 8 au 12 janvier.

En tout, six étudiants de la région participent à cette activité annuelle qui consiste à reproduire les travaux de l'Assemblée nationale avec des étudiants de tout le Québec. Rosalie Lehto, de Rouyn-Noranda, assume le rôle d’une députée du parti au pouvoir, l'Union citoyenne libérale.

«En commission parlementaire, nous parlons de la libéralisation du travail du sexe. L’idée serait d’encadrer les travailleuses pour les protéger, elles, mais aussi les consommateurs. Nos arguments sont que présentement, c’est du travail au noir. On ne sait pas ce qui se passe. En l’encadrant, on pourrait aussi aller chercher des revenus», a expliqué l’étudiante.

Elle parle de l’importance de l’enjeu de la santé publique. Elle propose l’usage de condom de manière obligatoire pour ce type particulier d’échange commercial.

Charles Galarneau, de Val-d’Or, représente un membre de la deuxième opposition, les Conservateurs de la nation québécoise. «Nous sommes d’allégeance conservatrice, donc nous nous opposons au projet de loi. Nous ne voulons pas transmettre ce type de valeurs aux jeunes. Nous voulons protéger la sécurité et éviter que les maladies ne se propagent. Nous voulons protéger la population», a fait valoir le parlementaire en herbe.

Il a reconnu que son groupe était prêt à faire des concessions, étant donné sa position minoritaire en chambre.

De son côté, Vanessa Rivest, de Val-d’Or, tient le rôle de secrétaire générale adjointe et de sergente d’armes. Elle apprécie le respect et la considération que les étudiants reçoivent à l’occasion de cette activité.

«On a vraiment l’impression de travailler à l’Assemblée, pas d’être de simples étudiants, a-t-elle mentionné. Je suis assise au centre de la salle et je suis la maîtresse du temps. Étant sergente d’armes, c’est moi qui porte la masse, qui ouvre la séance. Je parade et je présente la secrétaire générale et le lieutenant-gouverneur.»

Ambiance protocolaire

Les étudiants sont accompagnés des professeurs de sciences politiques Ian Marcotte, de Rouyn-Noranda, et Pierre Marois, de Val-d’Or. Les jeunes apprécint l’expérience. Ils goûtent au caractère protocolaire de l’Assemblée nationale.

Ils plaident pour une plus large diffusion médiatique de l’événement, qui est très enrichissant pour eux. «C’est l’expérience d’une vie», a affirmé Charles Galarneau.

D’autres enjeux sont abordés lors du Parlement étudiant, soit la libéralisation de la distribution de l’alcool au Québec et l’apprentissage par l’implication communautaire.

Carol-Anne Roy, Jordan Mayer et Maxim Aumond, de Rouyn-Noranda, participent aussi à la délégation régionale.