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Les préfets veulent recruter de la main-d’œuvre en Ontario ou au Nouveau-Brunswick


Publié le 8 février 2018

Les préfets et les membres du Comité des projets stratégiques Valorisation Abitibi-Témiscamingue déploieront leur énergie pour attirer de la main-d’œuvre.

©Photo La Frontière/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Les membres de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue ont mis sur pied un comité qui devrait être axé sur des projets concrets afin de trouver des solutions à la crise de la main-d’œuvre. L’annonce a été faite à Rouyn-Noranda, le 8 février.

Le Comité des projets stratégiques Valorisation Abitibi-Témiscamingue sera composé de représentants des Carrefours jeunesse emploi, d’Emploi-Québec, de la Table Interordres, de Vision Travail ainsi que d’un représentant de chaque MRC. Depuis de nombreuses années, les Carrefours jeunesse emploi mènent des missions pour rapatrier et attirer des jeunes en région, en plus d’accompagner des jeunes d’ici dans leur démarche de recherche d’emploi.

Attirer de la main-d’œuvre

Selon Pierre Corbeil, préfet de la MRC de la Vallée-de-l’Or, il faudra continuer de faire ce qui fonctionne en plus de développer de nouvelles stratégies d’attraction de la main d’œuvre.

«Il faut aller frapper à la porte des régions limitrophes. Est-ce qu’il y a des disponibilités de main-d’œuvre dans le Nord-Est ontarien? Il y a déjà une affinité sur le plan économique, notamment dans le secteur minier», a-t-il dit.

Il a aussi parlé de recruter des gens du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve ou même des Européens. M. Corbeil a évoqué des fermetures de mines ou d’entreprises qui laissent certains travailleurs sur le carreau. Il pourrait être intéressant d'informer ces derniers des disponibilités d’emplois en Abitibi-Témiscamingue.

«Notre travail sera d’identifier le potentiel extra Québec et de viser des zones où l’on pourrait maximiser les résultats de nos efforts et de nos investissements. Au moment où l’on se parle, il y a des jeunes de l’île de la Réunion qui étudient au Cégep. Ils ont un billet aller seulement», a mentionné Pierre Corbeil, en suggérant que leurs parents souhaitaient qu’ils se trouvent un emploi ici. Il a aussi évoqué de l’arrivée prochaine de Philippins dans la région.

«Le rôle de la Conférence des préfets est d’assurer une concertation, une coordination de tous les efforts locaux qui sont faits pour s’assurer d’une certaine uniformité dans l’action», a renchéri Diane Dallaire, préfète de la MRC de Rouyn-Noranda.

Retenir les nouveaux arrivants

Malgré la vitalité culturelle et économique de la région, son climat peut être un repoussoir pour certains. Claire Bolduc, préfète de la MRC du Témiscamingue, a ajouté que l’un des objectifs était que les nouveaux arrivants apprécient leur région d’accueil. «C’est là que le nom Valorisation Abitibi-Témiscamingue prend tout son sens. On va les chercher et on veut les garder», a-t-elle fait valoir.

De son côté, Sébastien D’Astous, préfet de la MRC d’Abitibi, a complété en expliquant que les MRC conservaient leur indépendance même si les préfets allaient coopérer pour répondre aux défis régionaux. «Chaque MRC aura son propre plan d’action et ses méthodes pour attirer et assurer la rétention de ses nouveaux arrivants», a-t-il précisé.

Le comité ne bénéficiera pas d’un budget précis. Ses projets et ses actions seront financés par des subventions ponctuelles ou autres. La présidence du comité sera assurée par Francis Bérubé, coordonnateur à la Conférence des préfets.