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Mine à La Motte: un comité citoyen se forme


Publié le 11 avril 2018

Le projet Authier de Sayona Mining soulève beaucoup d'intérêt dans la population, comme en a témoigné la forte affluence de ses portes ouvertes à La Motte, au début du mois de mars.

©L'Écho abitibien/Le Citoyen - Martin Guindon

ENVIRONNEMENT. Une quinzaine de citoyens de l'Abitibi-Témiscaminue préoccupés par le projet Authier de Sayona Mining à La Motte mettent sur pied le Comité citoyen de protection de l'esker.

Avec ce projet, Sayona vise l'exploitation d'une mine de lithium à ciel ouvert à La Motte. Sa proximité de l'esker Saint-Mathieu-Berry inquiète de nombreux citoyens, qui auront l'occasion d'échanger et de faire entendre leurs préoccupations au sein de ce comité, selon l'un de ses fondateurs, Rodrigue Turgeon.

«Ce comité voit le jour en réponse aux nombreuses préoccupations qu'on entend sur le sujet dans la population. Il vise à rassembler les voix de ces gens qui, comme nous, sont préoccupés par ce projet. On leur offre une occasion d'obtenir plus d'information et de participer à quelque chose de porteur pour la suite des choses. On croit que si on se regroupe et qu'on porte nos voix ensemble, on a plus de chances d'être écoutés», fait-il valoir.

Pour le moment, le comité n'est pas doté d'une structure légale. «Ç'a fait partie des discussions, mais ce n'est pas ce dont on a besoin pour le moment. On veut pouvoir réunir facilement le plus de gens possible qui partagent les mêmes préoccupations. On a privilégié une plateforme Facebook (via un groupe intitulé Comité citoyen de protection de l'esker – Groupe de sympathisant.e.s.), que les gens sont invités à rejoindre», précise Rodrigue Turgeon.

Études indépendantes

Le Comité citoyen a déjà identifié certains objectifs généraux, dont l'appel à la réalisation d'études indépendantes sur les impacts potentiels du projet minier sur l'esker. Il souhaite accroître le rôle des municipalités et MRC dans le partage de l'information au public dans de tels dossiers. Il milite aussi pour la tenue de consultations publiques dans les municipalités voisines de l'esker.

Il souhaite accueillir dans ses rangs toutes les personnes soucieuses de la préservation de la qualité de l'eau afin d'en assurer la pérennité. «Pour l'instant, l'enjeu principal est le projet Authier, mais on a choisi de conserver la protection de l'esker dans le nom du comité parce qu'on pourrait éventuellement aborder d'autres préoccupations», explique Rodrigue Turgeon.

Le Comité citoyen de protection de l'esker souhaite aussi entretenir des liens avec différents organismes, dont la Société des eaux souterraines (SESAT), le Regroupement Vigilance Mines (REVIMAT), les Premières Nations, la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine et Eau Secours.