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Québec appuie la restauration de la cathédrale

Une nouvelle aide de 255 000 $ est annoncée


Publié le 14 décembre 2017

Dans l'ordre: Mario Brunet, de la Ville d'Amos, Mgr Gilles Lemay, évêque d'Amos, Suzanne Blais, présidente de la Fabrique, Guy Bourgeois, député d'Abitibi-Est, et Ghislain Roy, président de la Fondation Héritage.

©Martin Guindon

PATRIMOINE. Québec a annoncé le 14 décembre une aide financière de 255 000 $ pour la poursuite des travaux de restauration de la maçonnerie de cathédrale Sainte-Thérèse-d'Avila à Amos.

La subvention provient du Conseil du patrimoine religieux du Québec et a été confirmée par Guy Bourgeois, député d'Abitibi-Est, au nom de la ministre de la Culture Marie Montpetit.

«C'est une excellente nouvelle. Ça fait longtemps que la Fabrique et la Fondation Héritage travaillent à ce projet. Il n'est pas seulement ici question de donner un peu d'amour à cet édifice patrimonial, mais d'en assurer la pérennité. La cathédrale d'Amos est plus qu'un lieu de culte, elle symbolise le courage et la mobilisation des bâtisseurs de notre région. C'est un joyau de notre patrimoine que tout le monde s'est approprié. C'est une grande fierté non seulement pour les Amossois, mais aussi pour tous les gens de l'Abitibi-Témiscamingue. On se doit de le préserver», a déclaré Guy Bourgeois, en rappelant qu'il a lui-même grandi à l'ombre de la cathédrale.

En entrevue, le député d'Abitibi-Est a précisé que son gouvernement a voulu lancer un message clair à la population et à la Fondation Héritage: «on vous appuie pour lancer ces travaux-là».

Une aide primordiale

«Je suis très heureuse de cette subvention de 255 000 $. Sans cette participation du Conseil du patrimoine religieux et du ministère de la Culture, on ne pourrait pas réaliser ces travaux», a insisté Suzanne Blais, présidente de la Fabrique Saint-Thérèse-d'Avila.

Cette dernière a rappelé qu'une première aide de 270 000 $ avait été accordée en 2016 pour réaliser une analyse très détaillée de l'état de l'enveloppe extérieure. Un balayage laser a été effectué l'automne dernier par TRAME Architecture + Paysage, permettant d'analyser dans ses moindres détails l'état des briques, des joints de ciment et de la maçonnerie.

Les premiers travaux de restauration de la maçonnerie seront effectués sur la façade sud, où l'on remarque d'importants dommages à l'œil nu.
Martin Guindon

La façade sud

«Au total, on parle d'un projet de plus de 3 M $ qu'on devra réaliser petit à petit, en plusieurs phases. Les premiers travaux vont débuter à l'été 2018 sur la façade sud de la cathédrale, qui est la plus lourdement endommagée. TRAME réalise actuellement les plans et devis pour qu'on puisse aller en appel d'offres», a précisé Mme Blais en entrevue.

Les architectes de TRAME doivent aussi tenir compte du fait qu'il s'agit d'un immeuble patrimonial classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Ils doivent respecter le cachet patrimonial de l'édifice et les matériaux utilisés. Tous les plans devront être approuvés par le ministère de la Culture.

 

Jusqu'à 85 % des coûts

L'aide financière annoncée jeudi provient de l'enveloppe budgétaire 2017-2018 du programme d'aide à la restauration du patrimoine à caractère religieux. Cette enveloppe s'élève à 12 M $ pour l'ensemble du Québec. Le programme peut financer jusqu'à 85 % des coûts des projets de restauration.

Le président de la Fondation Héritage Ghislain Roy a profité de l'occasion pour remettre les 50 000 $ générés par le tirage de la voiture Mercedes SL500 à Suzanne Blais, présidente de la Fabrique.

©Martin Guindon