Élizabeth Turgeon parle d’endoctrinement et de liberté

Myriam Grenier myriam.grenier@tc.tc
Publié le 15 mai 2016

Passionnée de voyages, d’histoire et de géographie, Élizabeth Turgeon parle d’endoctrinement, de justice et de liberté dans son dernier roman, Captive.

Amossoise de naissance, Mme Turgeon s’est tournée vers l’écriture de façon plus assidue après sa carrière d’avocate. «J’ai toujours eu la fibre artistique, par l’écriture, la musique et la peinture. J’ai attendu ma retraite pour écrire librement et par plaisir, souligne-t-elle.

«Je m’inspire de situations vécues lors de mes voyages. Cela me permet de parler d’actualité, d’histoire, de géographie et de sciences. Tout cela reste en trame de fond et l’histoire demeure divertissante, affirme l’écrivaine.

«J’aime aller présenter mes livres dans les écoles. Le roman jeunesse devient un excellent outil pour apprendre aux jeunes ce qui se passe dans le monde sans les ennuyer et les perdre. La lecture est tellement importante. Elle fera la différence entre la réussite et l’échec scolaire, raconte Élizabeth Turgeon.

«Mes aventures sont inventées, mais je fais beaucoup de recherche pour écrire mes livres. Je rencontre les gens de la place, je visite et je raconte les vrais événements. La réalité me semble aussi excitante que la fiction. Il se passe tellement de choses fascinantes dans notre monde», mentionne-t-elle.

Inspirée par le Cambodge

Pour Captive, Élizabeth Turgeon a visité deux fois le Cambodge pour s’imprégner de cette culture. «L’histoire des soldats du régime Khmer rouge m’a interpellée. Ils ont subi un lavage de cerveau et de l’endoctrinement, un peu comme l’État islamique en ce moment, souligne l’auteure.

«Dans Captive, Jonathan va au Cambodge rejoindre son oncle. Son amie de cœur, Alice Miron, va le retrouver et elle se fait enlever. Elle devient prisonnière des  Forces paysannes khmères. Elle a peur pour sa vie, mais se lie d’amitié avec Chan, la fille du chef.  Celle-ci trahira-t-elle son père pour aider sa nouvelle amie?», questionne-t-elle.