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Un mois de festivités pour les 25 ans de L’Écart


Publié le 12 janvier 2018

Une des photos de François Ruph tirée de la série «Western catholique», réalisée de 1977 à 1979 et illustrant différents aspects de la vie en Abitibi-Témiscamingue.

©Gracieuseté - François Ruph/L'Écart

Afin de souligner son quart de siècle, L’Écart a organisé des activités qui s’étireront pendant plus d’un mois. Fidèle à son habitude, le centre d’art actuel promet une programmation qui étonnera et détonnera.

L’Écart a été fondé en 1992, trois ans après que le photographe François Ruph eût réuni plusieurs artistes de la région pour accoucher du Conseil des artistes en arts visuels de l’Abitibi-Témiscamingue.

«Pour souligner le rôle qu’il a joué, nous allons lui consacrer une exposition. Nous avons sélectionné quelques-unes de ses photos les plus marquantes, qui témoignent notamment de l’histoire du Vieux-Noranda. Elles seront exposées en grand format dans le Saloon des abonnés», a indiqué le coordonnateur général de L’Écart, Matthieu Dumont.

Le vernissage de cette exposition aura lieu le 26 janvier à 19h. Il fera écho au vernissage de celle de Virginia Pésémapéo Bordeleau, qui présentera des sculptures d’ours produites à partir de carton.

Laboratoire de création

La soirée du 26 janvier sera aussi l’occasion de présenter les Résidences du 25e, une expérimentation à la fois artistique et ludique organisée exprès pour souligner le quart de siècle de L’Écart.

«Nous avons transformé notre salle du fond en laboratoire de création, a expliqué M. Dumont. Depuis le 8 janvier et jusqu’au 11 février, 10 artistes originaires de la région vont se succéder en tandems dans un sprint intense de création en résidence. À partir de ce que le premier duo aura créé, le suivant le modifiera et le transformera à sa guise, et ainsi de suite jusqu’à l’œuvre finale.»

Les tandems seront composés de Véronique Doucet et Jacques Baril, Zoé Julien-Tessier et Pier-Antoine Lacombe, Sylvie Crépeault et Édith Laperrière, Christine Brezina et Émilie B. Côté ainsi que Gabrielle Brais-Harvey et Marc-Olivier Hamelin.

Place aux étudiants

Pendant les quatre jours suivant la touche finale de ce concept audacieux, les étudiants en arts numériques de l’UQAT, guidés par l’artiste enseignant Jean-Ambroise Vesac, produiront de nouvelles œuvres numériques à partir d’images captées à même le résultat des Résidences du 25e. Le fruit de leur labeur sera présenté le 15 février à 19h.

Une semaine plus tard, le 21 février à 17h, les étudiants en arts visuels du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, sous la supervision de l’artiste enseignante Gaétane Godbout, une des fondatrices de L’Écart, présenteront les œuvres qu’ils auront façonnées à partir de ce qu’ils auront puisé dans les archives du centre d’art actuel.

Table ronde et cabaret poétique

Les festivités prendront fin le 24 février en commençant par une table ronde animée par le muséologue Jean-Jacques Lachapelle, directeur général du Musée d’art de Rouyn-Noranda. «On reviendra brièvement sur les 25 ans de L’Écart, mais surtout pour se projeter 10 ans dans le futur afin de rêver l’art du futur et sa diffusion», a précisé Matthieu Dumont.

À 20h, L’Écart se transformera en cabaret poétique d’inspiration dadaïste, basé sur la dérision et la liberté d’expression par tous les moyens possibles. «On veut faire revivre l’ambiance des nuits de la poésie, a signalé M. Dumont. Ce sera un gros party, avec des performances, des lectures publiques et un micro ouvert. On veut que ce soit le plus festif possible.»