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Mort de Jonathan Belley: l’affaire est maintenant dans les mains du procureur


Publié le 5 juin 2018

Le rapport du BEI confirme que Jonathan Belley s’était précipité sur les policiers en criant et en brandissant un couteau. Après l’avoir sommé de s’arrêter, les agents avaient ouvert le feu. Son décès avait été constaté à l’hôpital peu de temps après.

©La Frontière/Le Citoyen - Archives

Le dossier entourant la mort de Jonathan Belley, 23 ans, survenue le 20 août 2017 à La Sarre à la suite d’une intervention policière, est maintenant dans les mains du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Celui-ci devra déterminer s’il y a lieu de porter des accusations contre les policiers impliqués.

Le DPCP a reçu le rapport du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) le 5 juin. L’enquête du BEI a démontré que les faits avaient débuté vers 18h, le dimanche 20 août 2017, lorsque Jonathan Belley, qui circulait en sens opposé à celui d’une autopatrouille de la Sûreté du Québec, avait lancé une cannette de bière sur celle-ci.

Pour tenter d’intercepter le véhicule, le policier avait alors fait demi-tour. Comme Jonathan Belley refusait de s’immobiliser, une poursuite à très haute vitesse s’est engagée sur quelques kilomètres, et ce, en milieu urbain.

«Jonathan Belley bifurque dans un stationnement, coupe les voies et fonce dans une deuxième autopatrouille conduite par une policière venue en renfort. Le premier policier stationne alors sa voiture derrière celle de Jonathan Belley et le verbalise. Devant plusieurs témoins, Jonathan Belley, armé d’un couteau, sort de son véhicule et fonce sur le policier en criant. Après l’avoir sommé de s’arrêter, les policiers font feu. Jonathan Belley est transporté à l’hôpital, où son décès est constaté», précise le BEI.

La famille avait fortement réagi

Le DPCP devra à présent analyser le rapport du BEI pour déterminer si les circonstances de l’événement doivent déboucher sur des accusations contre les deux policiers impliqués.

Rappelons qu’au lendemain du drame, la mère de la victime avait fortement réagi sur les réseaux sociaux avant de faire plusieurs sorties dans les médias de la région. Elle avait notamment blâmé la Sûreté du Québec de lui avoir enlevé son fils, insistant sur le fait qu’il n’était pas dangereux.

La sœur de Jonathan Belley, elle aussi sur les réseaux sociaux, avait donné un son de cloche légèrement différent. Elle avait notamment évoqué la possibilité d’un suicide par personne interposée, affirmant que son frère était malheureux et qu’il était conscient de ce qui se produirait s’il venait à menacer la police de la sorte.