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Incendie du 7 janvier: la police aurait été contactée quelques heures plus tôt

Jean-Bernard Bernier subira une enquête psychiatrique


Publié le 12 janvier 2018

Selon au moins deux témoins, Jean-Bernard Bernier aurait présenté des symptômes de psychose quelques jours et même quelques heures avant l’incendie criminel dont il est accusé. L’avocat de la défense a donc obtenu la tenue d’une évaluation psychiatrique pour déterminer son degré de responsabilité criminelle.

©La Frontière - Patrick Rodrigue

Quelques heures avant l’incendie criminel qui a frappé un édifice à logements de Rouyn-Noranda, le 7 janvier, la police aurait été alertée par l’ex-conjointe de Jean-Bernard Bernier, l’accusé dans cette affaire.

Bernier, 32 ans, devait subir son enquête sur remise en liberté dans la matinée du 12 janvier au Palais de justice de Rouyn-Noranda. Son avocat, Me Pierre Grygiel, a plutôt obtenu de la juge Denise Descoteaux la tenue d’une évaluation psychiatrique pour déterminer son degré de responsabilité criminelle, une requête à laquelle la procureure de la Couronne, Me Émilie Larose, ne s’est pas opposée.

«La mère de l’accusé, qui est un témoin de la Couronne, m’a contacté pour me dire que, quelques jours avant les événements, son fils paraissait en pleine psychose. Elle ne le reconnaissait plus du tout. J’ai aussi discuté avec l’ex-conjointe de mon client, qui l’avait vu quelques heures avant l’incendie. Elle aussi a parlé de psychose. Comme Monsieur tenait des propos incohérents, Madame a appelé les policiers pour chercher de l’aide. On lui a répondu que, comme il ne semblait pas représenter un danger, il n’y aurait pas d’intervention», a argumenté Me Grygiel.

Rappelant la gravité des accusations qui pèsent contre Bernier, à savoir incendie criminel et possession d’une arme dans un dessein dangereux, la juge Descoteaux a accepté les arguments de la défense et ordonné l’évaluation psychiatrique de Bernier.

Ce dernier reviendra devant le Tribunal le 26 février. D’ici là, il demeurera en détention préventive à Amos. Me Grygiel n’a d’ailleurs pas renoncé à son droit de réclamer une enquête sur remise en liberté pour son client.