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Gaudreault-Morin coupable de meurtre au 1er degré


Publié le 7 avril 2018

Un jury de huit hommes et quatre femmes a déclaré Patrice Gaudreault-Morin coupable de meurtre prémédité, samedi, relativement à la mort de Sébastien Goudreau, survenue en décembre 2015 à Val-d'Or.

Le juge Carl Thibault, de la Cour supérieure, a accepté le verdict du jury après un peu plus d'une journée de délibérations.

Le juge a immédiatement rendu sa sentence, soit la prison à perpétuité. Âge de 35 ans, Gaudreault-Morin ne sera pas éligible à une libération conditionnelle avant 25 ans, comme le prévoit le Code criminel pour les dossiers de meurtre au 1er degré.

S'adressant à l'accusé par la suite, le juge Thibault s'est dit en accord avec la décision du jury. "Douze de vos pairs vous ont condamné à l'infraction la plus grave au Code criminel. Pour avoir entendu la preuve, je peux vous dire que j'aurais probablement rendu le même verdict. Vous avez enlevé la vie à un jeune dans la fleur de l'âge. Sa famille et ses proches devront vivre sans lui jusqu'à la fin de leurs jours. J'espère qu'à votre sortie de prison, vous serez un risque plus assumable pour la société. Je vous le souhaite", a-t-il déclaré.

Quatre verdicts possibles

À l'issue du procès qui a duré cinq semaines, au Palais de justice de Val-d'Or, Gaudreault-Morin était assuré d'être reconnu coupable pour ses actions posées à l'endroit de Sébastien Goudreau, le soir du 23 décembre, dans une maison de la rue Dupuis.

Le jury avait quatre verdicts possibles, soit meurtre au premier degré (avec préméditation), meurtre au deuxième degré (sans préméditation), homicide involontaire coupable ou agression armée.

Gaudreault-Morin a accueilli le verdict avec émotion, ne pouvant retenir quelques larmes. Son avocate, Me Mia Manocchio, s'est dite surprise par la décision du jury. "Ça me surprend, mais en même temps je respecte beaucoup le jury, qui a travaillé très fort, a-t-elle affirmé. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qui a pu faire pencher la balance et, comme c'est toujours le cas dans un procès devant jury, on ne le saura jamais. Les larmes de mon client démontrent qu'il ne s'attendait pas à ce verdict, mais c'est aussi une réaction normale face à la sentence importante qui a été rendue. Ça sera maintenant à lui de décider s'il désire porter le verdict en appel."

Le procureur de la poursuite, Me Jean Campeau, affirmait pour sa part que justice avait été rendue.

"La preuve présentée militait pour le meurtre au 1er degré. Il n'y avait pas de doute qu'il y a eu séquestration pendant que l'accusé battait la victime. C'est une victoire conforme à la preuve. Je suis content pour la famille et les amis de la victime, qui ont suivi le procès et qui peuvent aujourd'hui avoir la satisfaction que justice a été rendue", a-t-il commenté.