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Pascal Daoust dans les souliers de Mario Durocher


Publié le 6 janvier 2018

Dans l'ordre: Yannick Dubé, Pascal Daoust et Dany Marchand.

©L'Echo/Le Citoyen - Marc-André Landry

Moins de 48 heures après avoir annoncé le départ de Mario Durocher, les Foreurs ont confirmé samedi que le directeur général Pascal Daoust prendrait sa place derrière le banc, probablement jusqu'à la fin de la saison.

Une profonde mésentente entre Daoust et Durocher est à l'origine du divorce entre l'organisation valdorienne et celui qui a remporté plus 200 victoires derrière son banc, depuis son arrivée en 2012.

«C'est une décision qui a été prise d'un commun accord et dans le respect, mais c'est sûr que c'est déchirant de laisser partir celui qui est, à mes yeux, le meilleur entraîneur-chef de l'histoire de la concession, avoue le président Dany Marchand. Nous avions tous le désir de gagner et il y a parfois différents chemins pour y arriver. Mario et Pascal avaient des visions différentes et nous avons travaillé fort pour les résoudre. En bout de ligne, c'est une conclusion qui a été négociée et qui est sereine pour les deux parties. L'organisation des Foreurs sera toujours reconnaissante de tout ce que Mario nous a donné.»

Entraîneur d'avenir?

En pleine reconstruction, les Foreurs devraient en principe partir à la chasse à leur entraîneur-chef d'avenir à la fin de la saison, à moins que la solution se trouve déjà à Val-d'Or en la personne de Daoust, ou de ses adjoints Yannick Dubé et Pascal Morency.

«On a confiance en leur qualité de fins stratèges et à leur capacité à développer des jeunes, précise le président. Pascal a toutes les aptitudes pour faire le travail d'ici la fin de la saison. Mais c'est certain qu'on aura une décision importante à prendre pour la suite des choses. Nous avons un bon jeune noyau et une bonne banque de choix et nous devrons trouver le meilleur capitaine du bateau pour y bâtir de la chimie et du leadership.»

Pas une ambition

Pour Pascal Daoust, un passage derrière le banc ne constitue pas une fin en soi, mais il devenait difficile de recruter un successeur à Mario Durocher à ce stade-ci de la saison.

«On veut se donner le temps de recruter le meilleur candidat et de faire le bon choix pour l'avenir de l'organisation, explique-t-il. Présentement, la plupart sont déjà sous contrat. Ce n'était pas mon ambition de devenir l'entraîneur-chef, mais ça me fait plaisir de relever le défi.»

Daoust rappelle par ailleurs qu'il a été un entraîneur toute sa vie et qu'il a qu'il connaît bien le défi de bâtir une équipe à partir de la base, après avoir mis sur pied le programme des Carabins de l'Université de Montréal.

Enfin, il entend laisser beaucoup de responsabilités à ses adjoints d'ici la fin de la saison afin de concentrer aussi ses efforts sur le dépistage, en vue d'un important repêchage pour l'avenir de l'équipe. Il pourrait d'ailleurs d'absenter pour certains matchs.