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Mario Durocher: «Il valait mieux qu’on se sépare»


Publié le 8 janvier 2018

En cinq ans et demi à la barre des Foreurs, Mario Durocher aura gagné huit séries éliminatoires sur 12, en plus de remporter la Coupe du Président en 2014.

©Photo - Archives

Mario Durocher est en paix avec sa séparation à l’amiable des Foreurs de Val-d’Or, qu’il aura dirigés durant cinq ans et demi.

«Après mûre réflexion, j’en ai jasé avec les propriétaires de l’équipe et dans les circonstances, il valait mieux qu’on se sépare. Ça s’est fait de façon cordiale», mentionne Durocher, qui compte exactement 500 victoires en 950 matchs comme entraîneur-chef dans la LHJMQ en saison régulière, dont 200 avec les Foreurs.

Divergences d’opinions sur la façon de diriger l’équipe et de développer les joueurs, climat de travail lourd et relations tendues entre Durocher et des membres du personnel hockey, dont le directeur-gérant Pascal Daoust, figurent parmi les principaux motifs évoqués.

Mais pour le vétéran homme de hockey, il ne faut pas chercher 36 raisons pour expliquer ce divorce. «Il y a une seule raison: le courant ne passait pas avec mon directeur-gérant, affirme Durocher.

«On avait un problème de communication, nous n’avions pas la même vision ni les mêmes valeurs. On a essayé, mais le dénouement n’a pas été heureux, ajoute-t-il. Comme je ne voyais plus la lumière au bout du tunnel, on a opté pour cette solution, même si ça me fait de la peine de quitter le bateau en milieu de saison. Les joueurs auront maintenant l’occasion de voir autres choses, un autre système de jeu, etc.»

La reconstruction

Mario Durocher soutient que le processus de reconstruction de l’équipe n’a pas été un incitatif à partir. «Après la période d’échanges de l’an passé (où les Foreurs avaient procédé à une grande vente de liquidation), j’ai demandé qu’on ajoute deux ans à mon contrat, ce qui prouve que j’étais prêt à travailler dans ce contexte», souligne-t-il.

Bien qu’il voulait s’en aller, Durocher est quand même parti le cœur gros, lui qui avait joint les Foreurs en 2011-2012, comme assistant de Marc-André Dumont. «Ça fait définitivement quelque chose de partir. T’as le moton quand tu vides ton bureau après y avoir vécu tellement de choses, belles et moins belles, mais c’est la vie, c’est le sport», a-t-il raconté.

Durocher tient à remercier un peu tout le monde qu’il a côtoyé durant son séjour à Val-d’Or, de ses joueurs aux bénévoles de l’organisation, en passant par le personnel hockey et le personnel de bureau, ses adjoints, les propriétaires des Foreurs, ses anciens présidents Daniel Massé et Dany Marchand, les familles de pension, la famille Rouleau (Alexandre et Geneviève), ses capitaines (dont les trois frères Henley), les partisans, les médias et même les Huskies de Rouyn-Noranda pour la saine rivalité dans la Guerre de la 117.

Pour rebondir ailleurs?

Libéré de son contrat avec les Foreurs, Mario Durocher semble déjà prêt à rebondir ailleurs comme ‘’agent libre’’, si la bonne occasion se présente. Certains le voient d’ailleurs déjà à Victoriaville, dans un rôle d'associé de son ancien adjoint Louis Robitaille, entraîneur-chef des Tigres.

«Là, je suis à la maison (en Estrie) et je rentre dans le bois compter les arbres!, de lâcher l’ingénieur forestier de profession. Je ne sais pas du tout ce qui m’attend côté hockey. À 54 ans, ma carrière d’entraîneur est peut-être terminée. Et si le téléphone sonne, on regardera si c’est bon pour moi.»